Le portrait de Nathalie

Nathalie a cinq enfants.

Elle habite le quartier populaire d’Ambalavola . Elle est simple, modeste, accueillante et propose à d’autres mères de familles de garder leur enfant si elles doivent s’absenter.

Son enfant aînée, en âge scolaire, est parrainée par une famille française.

Aussi, lorsque la directrice de l’école lui a parlé de l’ouverture des mini -cantines, elle a proposé de prendre en charge quelques élèves le midi pour le déjeuner. Ce sont des enfants de tous âges, des plus petits en primaire qui ont accès aux jouets de ses propres enfants, jusqu’à la plus âgée, Esmeralda, élève en classe terminale, qui fuit une situation familiale conflictuelle et qui, outre le déjeuner, vient chez Nathalie pour étudier au calme après ses cours.

Nathalie est très organisée, veille à l’hygiène, au lavage des mains, décore la pièce où mangent les enfants, et est disponible après la classe pour aider certains enfants du primaire à faire leurs devoirs si nécessaire. Elle tient un cahier dans lequel elle note tous les repas qu’elle propose et s’assure qu’ils soient variés et équilibrés. Si un enfant est malade, elle lui prépare un repas différent.

Nathalie est pauvre, mais sa richesse c’est son sourire et elle est « communicative », comme en témoigne le sourire des enfants. Elle ne s’arrête jamais …

Quand Arnauld ROGEAU a initié un repas communautaire à Ambalavola, elle s’est porté volontaire pour son quartier, tout en craignant que ses pensionnaires soient « un peu serrés ». Aussi, nous louons un second local attenant à sa maison afin d’accueillir le groupe dans de bonnes conditions (par exemple, à table, les enfants sont séparés d’un mètre lors des repas et des sessions de rattrapage scolaire).

Elle s’occupe des courses, prépare les repas, organise des activités ludiques.